Pourquoi moi, pourquoi comme ça, pourquoi cette vie et pas une autre ?

Pourquoi moi, pourquoi comme ça, pourquoi cette vie et pas une autre ?
Regardez un enfant, regardez ses yeux interrogateurs.
Passez 5 minutes avec lui, avec ce petit bonhomme haut comme 3 pommes qui ne tient pas en place, parce qu'il voudrait tout voir et tout connaître.
Ecoutez-le, écoutez sa voix impatiente et tremblante de plaisir en posant une question.
Pourquoi les nuages alors que c'est tellement mieux le soleil ?
Pourquoi travailler alors qu'on peut s'amuser ?
Pourquoi grandir quand on voudrait rester enfant ?
Pourquoi l'injustice et pourquoi la guerre ?
Pourquoi les garçons et les filles ?
Pourquoi le grand méchant loup ?

Lassé, après avoir vaguement répondu à une ou deux questions, vous finissez par vous énerver et par lancer un «parce que ! » agressif. Frustré, mais bien décidé à obtenir sa réponse, il n'abandonne pas et murmure un timide : «parce que quoi ?... » Et vous, vous haussez les épaules alors que vous passez 4 heures à disserter sur une autre question, simplement parce que c'est votre prof de philo qui vous l'a posée et pas votre petit frère.
Aucune question n'est laissée au hasard, chacune a sa valeur et a le droit à sa réponse.

Alors moi je propose tout un blog pour répondre à celle-ci :

pourquoi moi, pourquoi comme ça, pourquoi cette vie et pas une autre ?

# Online seit Dienstag, 27. November, 2007 um 09:39

Geändert am Donnerstag, 06. Dezember, 2007 um 13:06

Parce qu'il y a un début à tout...

Parce qu'il y a un début à tout...
Ca fait plusieurs mois que ça me trotte dans la tête... tac tac tac tac.. un blog ou pas ? .. tac tac tac tac.. Est-ce que j'ai vraiment besoin de ça ?... MOI qui garde d'habitude tout pour moi...tac tac tac tac.. tu crois qu'il y a des gens qui ont envie de te connaître, de savoir vraiment ce que tu caches à l'intérieur ? tac tac tac tac.. rêvez pas vous le saurez pas. Pas tout en tout cas. Un blog c'est public, et les secrets c'est privé. Un secret c'est un trésor. Qui a envie de se faire voler ses trésors ? je me connais je sais bien que je n'écrirai pas tout ce que je pense si tout le monde peut le lire...tac tac tac tac... mais ce sera déjà un début, un petit morceau de moi que je vous offre.

Pourquoi ça me suffit plus d'écrire pour moi toute seule ? ah oui.. peut être parce que j'ai envie de donner un peu de moi aux autres... parce que j'ai besoin me retrouver dans mes mots et qu'ils me découvrent à travers. Parce que c'est par les mots qu'on est le plus soi même. parce que moi je suis pas capable de dire les choses en face. Parce qu'à l'intérieur, il y a quelque chose qui crie « au secours ! j'étouffe, laisse moi sortir ». Parce que derrière la porte il y a cette lumière qui brille. Parce qu'un regret de ne pas m'être montrée telle que je suis. Parce qu'une discussion philosophique une nuit. Parce que le Toi, le Moi, l'acquis et tout le reste. Parce que j'aime tellement lire ce qu'écrivent les autres, alors c'est pas zuste, faut peut être aussi donner un peu de moi en échange... parce qu'en fait je suis une copiteuse...parce que j'aime tellement le blog de vaness ..parce que c'est des textes comme les siens que je voudrais écrire. tac tac tac tac ... ouais mais faut du talent.. tac tac tac tac ... ouais mais on verra plus tard pour ça... tac tac tac tac... ouais mais tu crois qu'il y a des gens qui ont envie de te connaître, de savoir vraiment ce que tu caches à l'intérieur ? tu crois pas que ceux qui en auraient envie te connaissent pas déjà ? tac tac tac tac... ben non la preuve.. pas tout puisque toi-même tu ne te connais pas...

Un essai, alors... Si ça marche pas j'arrêterai. Si je me sens trop à l'étroit, coincée entre ce que j'ai envie de dire et ce que je m'interdis de dire...
Parce qu' on verra bien...

# Online seit Dienstag, 27. November, 2007 um 10:01

Parce que chacune de vous est un rayon de soleil...

Parce que chacune de vous est un rayon de soleil...
Parce que le soleil sèche la pluie comme vous séchez mes larmes et réchauffe la terre comme vous réchauffez mon c½ur...
Parce que même derrière les plus gros nuages, il y a toujours un petit rayon de soleil qui passe au travers pour venir à notre rencontre...
Parce qu'il était une fois des rencontres...


Trois rencontres qui ont marqué ma vie...

La première à l'âge des landaus, des biberons et des hochets... Pourtant même à cet âge où l'on découvre la vie, où l'on n'est pas sûr de soi, nous on était bien sûres d'une chose : on ne pourrait plus se passer l'une de l'autre... Et bien qu'on n'ait jamais partagé les mêmes bancs d'école, on a grandi ensemble, on savait qu'on pouvait compter l'une sur l'autre et on se connaissait par c½ur.
"Tu es de ma famille
De mon ordre et de mon rang
Celle que j'ai choisie
Celle que je ressens
Dans cette armée de simple gens
Tu es de ma famille
Bien plus que celle du sang
Des poignées de secondes
Dans cet étrange monde
Qu'il te protège s'il entend..."



La vie a suivi son cours et m'a mené à une deuxième rencontre : une lettre, un jour de rentrée, un regard, deux mots, et déjà j'étais certaine qu'elle ne sortirait plus de ma vie... On s'est créé des souvenirs, on a partagé des fous rires, on a mûri et changé ensemble. On a suivi le même chemin tout au long de notre adolescence...
"Oh belle, on ira
On partira toi et moi, où?, je sais pas
Y a que les routes qui sont belles
Et peu importe où elles nous mènent
Oh belle, on ira, on suivra les étoiles et les chercheurs d'or
Si on en trouve, on cherchera encore...
...Y a que les routes qui tremblent
Les destinations se ressemblent... "


Et puis, il y a eu cette troisième rencontre. Qui eut cru qu'elle nous mènerait à ce que l'on est aujourd'hui ? Tout nous opposait : notre passé, nos modes de vie, notre comportement. Mais on a appris à écouter nos différences, qui ont été la richesse de notre amitié, et aujourd'hui j'en suis convaincue : ça valait le coup de faire des efforts pour apprendre à se connaître...
"Je te donne toutes mes différences,
tous ces défauts qui sont autant de chance
on sera jamais des standards des gens bien comme il faut
je te donne ce que j'ai ce que je vaux..."


Qui sait ce qui nous attend maintenant ? L'année prochaine on sera peut être toutes les 4 dans des villes différentes. Mais même dans les nuits les plus sombres, même par les temps les plus gris, la chaleur du soleil reste intacte dans notre c½ur. Mais quand il est de l'autre côté du monde, il brille là bas, ne s'éteint pas, et il finit toujours par revenir. Après la nuit vient le jour, et après la pluie le beau temps... et à chaque lever de soleil, la lumière qui jaillit de ses rayons est intacte, voire plus belle encore...

Mais "J'ai besoin de nos chemins qui se croisent, quand le temps nous rassemble, ensemble tout est plus joli... "


Paroles de JJG...

# Online seit Montag, 10. Dezember, 2007 um 13:07

Geändert am Mittwoch, 12. Dezember, 2007 um 06:12

Parce que tous ceux qui sont passés par là sont mes petits princes...

Parce que tous ceux qui sont passés par là sont mes petits princes...
je/ Claire/ la petite star/ elle
(et aussi un peu de Stepane Stepanovna, Mrs Smith, la mère de bébé, Valère au féminin, Gigi, Gwenn, Mary...)
Les jeux du « je »
Quand on devient spectateur tout en restant acteur, quand « je » devient « elle », quand on parvient à prendre de la distance par rapport à soi-même, quand on réussit à faire l'analyse de soi : certaines choses auxquelles on n'avait jamais fait attention deviennent tout à coup évidentes...
Pleins feux sur mon passage dans cette école qui m'a fait sortir des coulisses côté jardin de mon enfance pour d'acte en acte me conduire côté cour dans le monde des adultes...



Acte I
[Décor très sobre. Rien d'autre sur scène que l'insouciance d'une petite fille...]

Scène 1 : Me voilà, moi, petite Claire, à 9 ou 10 ans, je débarque dans ce monde de costumes et de textes à apprendre. Il paraît qu'à la fête de l'école, on m'avait trouvée bien dans le rôle de la vieille. « Mais toi, au moins, ça t'avait plu, d'être « quelqu'un d'autre », l'espace de 30 ou 40 minutes ? » Ma petite voix timide dit oui. Et c'est parti.

Scène 2 : « Il y en a pour qui ce soir, c'est la grande première ». Boum-boum. Boum-boum. Mon c½ur qui bat à 100 à l'heure. Anglaises retenues par des couettes, petite jupe, masque de fond de teint, c'est la première fois que j'entends cette phrase. Toute ma famille est dans la salle ; caméscope, appareil photo, pas question de louper une miette du show de la petite star de la famille. Une star, moi ? C'est normal que la star ait le trac ? C'est normal, aussi, qu'elle se prenne un fou rire en plein milieu de sa scène ? Et est-ce que c'est normal, qu'elle ne comprenne pas un mot de son texte ? Ah oui, c'est vrai, la pièce s'appelle Un étranger au théâtre.

Au salut, les applaudissements me crient : « bienvenue petite Claire, bienvenue dans le monde du théâtre ! ». Un sourire sur le visage, je respire le bonheur et la fierté d'être sur scène ; mais j'ai pourtant un regret : ne pas avoir découvert ça plus tôt, ne pas avoir su avant qu'on pouvait autant s'amuser en mettant un pied sur une scène...


Scène 3 : Au secours, panique à bord, sérieux problème dans les proportions !!! Moi je n'ai pas tellement grandi depuis le mois de février, mais la scène, dans mes yeux de petite fille, m'apparaît comme... 10 fois plus grande ! Je laisse pourtant rapidement ces petits tracas de côté, car soudain mes yeux émerveillés ne voient plus que la beauté du théâtre municipal... Elève des « petits princes », je suis tout à coup une petite princesse dans une robe magnifique sous laquelle se cache une crinoline, et qui s'admire dans un miroir des loges, et attend patiemment en jouant aux cartes que le grand moment arrive enfin ! Et re-belote : fou rire sur scène !! (mais c'était pas de ma faute si le n½ud papillon du garçon que la fille qui jouait avec nous était censée prendre par le col lui est resté dans la main !).
Salut final, applaudissements, entrée des artistes, retour à la maison, et je m'endors en me promettant de ne jamais oublier cette soirée...


Acte II : parce que c'est en regardant qu'on apprend le mieux...

Scène 1 : Arrivée au collège, je suis perdue au milieu des grands de 5ème , des grands de 4ème, et des grands de 3ème... A l'espace Medicis rien n'a changé : la cour où l'on sort faire des italiennes est toujours côté jardin et les bouchons de liège dans la bouche nous empêchent toujours de faire clairement comprendre que les chaussettes de l'archiduchesse sont sèches, archi-sèches...


Scène 2 : Arrivée au mois de février, au spectacle de L'avare, je suis perdue au milieu des grands de 4ème, des grands de 3ème, des grands du lycée... Tous les âges sont mélangés, mais les grands de 16 ans ne laisseraient pour rien au monde (pas même une cassette contenant une belle somme !) leur place dans la ronde. Et les plus petits seraient bien prêts à aller au coin pour pouvoir le dire ce mot, ce « gros mot », ce mot de Cambronne... MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE !!!!!!!!!!!! Un mot. 5 lettres. Un cri. Mais un nombre infini de significations. Un mot pour se donner du courage, un mot pour dire qu'on est ensemble, qu'on va s'amuser et que c'est tout ce qui compte, un mot pour faire monter la pression parce qu'on en a besoin pour « avoir la patate » comme Manue le dit si bien, un mot pour dire qu'on est heureux d'être là et qu'on va donner le meilleur de nous même...

Scène 3 : Salut final. Euh... pourquoi vous m'applaudissez moi ? Vous ne les avez pas vu jouer à l'instant ? La petite star tombe de haut. Elle est incapable de dire autre chose que : « les grands ». Les grands. Les grands. Elle est restée bouche bée devant ce monologue d'Harpagon. Ce grand blond et cette fille brune. Ils s'appellent Denis et Delphine. Et puis deux autres qui disaient « cela ne sera pas, mon père. » « Cela sera, ma fille » « non, vous dis-je. » « si, vous dis-je ». Ou bien cette scène avec le « vous avez raison, laissez moi lui dire deux mots. » La petite star n'est plus rien, et puis, à côté des grands, il y a la petite, la nouvelle petite star de la famille, qui n'a même pas 6 ans et qui joue Frosine avec autant d'aisance que si elle parlait Molière tous les jours...

Scène 4 : Même si je ne danse pas le tango, même si personne ne découpe de cadavre, et même si Manue ne nous a pas encore expliqué la vraie signification de La cantatrice chauve, je m'amuse déjà beaucoup dans cette pièce, en Mrs Smith... Tout se passe bien. Je reste dans les loges pendant les autres spectacles, puis je reviens pour le salut final. On acclame Manue, quelqu'un lui donne des fleurs, puis je retrouve mes parents à l'entrée des artistes. « Alors, ça vous a plu ? » « Oh oui, c'était bien, mais alors les grands, c'était formidable !! » « Et j'ai bien joué ? » « Oui oui, bien sûr. Tu te souviens du brun qui jouait déjà dans les sketches de Guy Bedos l'année dernière ? Qu'est-ce qu'il était bien encore, cette année ! » Je laisse mes parents dans leur conversation, en me disant que, quand même, j'ai donné le meilleur de moi-même...
Et elle s'en veut aujourd'hui, la petite fille devenue grande, elle s'en veut de n'avoir que ce souvenir, cette impression d'avoir été invisible. Oui bon, un peu visible, parce que c'était leur fille quand même...

Et pourtant... je les comprenais.
Heureusement que les caméscopes existent. Je m'installe, chez moi, et je regarde, pour voir, Le père Noël est une ordure, que les grands viennent de jouer. J'avais adoré l'avare, mais là... j'aurais pu monter un fan club à moi toute seule ! La petite star devient groupie, admiratrice. Elle a vite fait de connaître les noms de presque tout le monde. Celui qui joue Katia, il s'appelle Thibaut. Elle c'est Lise, et dans le rôle de Josette, c'est Claire. Zut, et lui, qui jouait avec Kathy en février, comment il s'appelle déjà ? Et Denis, elle le reconnaît ; loin de son personnage d'Harpagon, il joue toujours aussi bien.
En tout cas inutile de vous dire que je ne rêvais depuis ce spectacle du Père Noël plus qu'à une chose : passer dans le groupe des grands, un jour... et les spectacles suivants ne faisaient qu'augmenter mon admiration et mon impatience...


Acte III, IV, V : parce que c'est dans la simplicité des habitudes que l'on trouve son bonheur...

[ une scène où l'on ne laisserait sa place à personne, un lieu comfortable où l'on se sent chez soi, dans le plus simple des décors... c'est bien pour ça qu'un changement de décor passe presque inapperçu. On a beau laisser derrière nous un espace Médicis vide en plein milieu d'un acte, rien ne change puisqu'on reste entouré des mêmes personnages si attachants...]

Les années passent, un, deux, trois, quatre, cinq, six spectacles, six « MEEEEEEEEEEEEERDE » hurlés ensemble, pleins de souvenirs qu'on emporte, d'anectotes qui se font une place (une certaine année 2003 où la canicule régnait dans les loges, régnait sous les projecteurs, régnait dans le public... ), et d'habitudes qu'on se crée... Toujours les mercredis après midi, toujours les italiennes, toujours les chignons ou les anglaises que ma Maman me faisait patiemment avant les spectacles, toujours les couches de maquillage, toujours les crinolines sous les belles robes auxquelles Marie faisait des ourlets quand elles étaient trop grandes, toujours le trac juste avant d'entrer en scène, toujours « la main, en bas, en haut, on lache la main, demi tour, on marche, demi-tour », toujours « les grands » dans La belle Hélène, les bronzés font du ski...


Acte VI

Scène 1 : Ca y est. Petite Claire devient grande. Elle passe dans le groupe du mercredi soir. Mais plus de Kathy, plus de Delphine, plus de Romain, plus de Claire B. Partis. Partis parce que, eux aussi, ils ont grandi....
Certains étaient partis faire leurs études ailleurs. Mais il restait quand même quelques anciens : Marine, Elsa, Emilie... Et Thibaut, il était toujours là... pour une année seulement, mais une année pour faire sa connaissance, et une année pour réaliser mon rêve de petite fille...


Scène 2 : Une grande. Une grande qui rencontre des personnes géniales. Une grande qui commence à comprendre qu'elle ne peut plus se passer de théâtre, que ce n'est pas juste un moyen de s'amuser, mais aussi un moyen de s'exprimer, de s'écouter elle-même, parfois de s'oublier aussi, pour, quelques instants, être « quelqu'un d'autre ». Une grande qui se sent chez elle dans cette école, et qui se rend compte à quel point elle tient à Manue et Marie, à quel point elle les admire, une grande qui voit soudain tout ce qu'elles lui ont appris, une grande qui sait maintenant qu'elle ne pourrait plus se passer d'elles, des leurs caractères, de leurs habitudes, de leurs « petites disputes » (« non Marie, c'est pas le moment pour faire essayer les costumes !!! »), parce que ça fait partie de sa vie, parce que tout ce qu'elle a vécu ici l'a aidée à grandir. Une grande qui redeviendrait bien petite, juste parce qu'elle galère pour mettre son fond de teint toute seule, juste parce qu'elle aime mieux regarder le passé que l'avenir, juste parce qu'elle a compris maintenant que, comme eux, un jour elle deviendrait grande, plus grande encore, et qu'il faudrait ici arrêter son rêve...

Scène 3 : Mais son rêve de petite fille se réalise enfin. Un soir de juin, ça y est, elle joue enfin dans le dernier spectacle, dans le spectacle des « grands ». Et elle joue avec lui. Elle ne pouvait rêver mieux pour son premier « grand » spectacle. Lui qu'elle voit jouer depuis des années. Lui qu'elle a toujours tant admiré.
Merci Thibaut d'avoir réalisé mon rêve de petite fille...

Pourtant dans sa tête quelque chose la rend triste. Carpe diem, se dit-elle, comme si elle voulait chasser ça de ses pensées. Mais sur ses talons hauts, elle se sent presque trop grande. Et dans sa tête, une voix lui souffle : Regarde-le, regarde ses yeux brillants de larmes... Un jour viendra ton tour, un jour tu n'aura plus envie de grandir. Un jour le rêve prendra fin, un jour il faudra quitter ton passé. On n'y est pas encore, se disait-elle... Mais elle regardait ses larmes couler avec un pincement au c½ur. C'était la fin d'un rêve et le début d'un autre, la fin des spectacles au théâtre municipal, la fin des « grands » et le début d'un « défi », parce que maintenant, il faudrait les remplacer... Mais tout à coup elle n'était plus très sûre d'en avoir envie. En fait, elle n'en avait jamais eu envie.... Elle avait souhaité être « avec », pas « à la place de », parce qu'elle le savait : personne ne pourrait être à la hauteur, personne ne pourrait prendre leur place, rien n'effacerait leur trace, rien n'effacerait l'admiration qu'elle avait eu pour eux...


Acte VII :

Scène 1 : Et puis j'ai rangé ça dans un coin de ma tête. De nouveaux personnages sont apparus au VIIème acte, de nouvelles rencontres... Des personnages qui ont su s'amuser, autant sur un ralenti dans une mise en scène, que sur des imitations des petites souris de Cendrillon, ou encore sur un véritable parcours du combattant pour amener des chaises sur scène sur une musique de Depeche Mode... ! Tant de délires, tant de bons moments passés ensemble. Mon acte VII était rythmé, haut en couleurs, respirant la joie, respirant l'insouciance...


Scène 2 : Une fois de plus j'ai vu Manue jouer, toujours aussi énergique. Une fois de plus elle nous a guidés, toujours aussi patiente, même quand Lucille et Paul ont décidé de passer une heure sur deux répliques (« J'ai mal. » « Je sais ». ) de Quai Ouest, et que les scouts font un bruit pas possible à côté. Une fois de plus elle m'a appris à me connaître moi-même, me laissant écouter mes idées, me laissant créer ma mise en scène. Une fois de plus elle a relevé un superbe défi, faisant participer toute l'école sur une même pièce, sans pour autant obtenir un spectacle incohérent. Une fois de plus je l'ai admirée, pour ce qu'elle est, pour ses qualités, et pour ses défauts aussi, parce qu'on en a tous...

Scène 3 : Quoi de plus beau, pour clôturer mon VIIème acte, qu'une soirée au 15/13 et une autre au bar d'O, juste comme ça pour se retrouver, juste comme ça pour se dire qu'on n'est pas que des personnages qui échangent des répliques sur scène, mais aussi des gens qui s'apprécient pour ce qu'ils sont et pas seulement pour ce qu'ils jouent...

Acte VIII : ... et place à l'impro !!

Scène 1 : Je n'ai peut-être plus qu'un acte à jouer dans cette pièce qu'est mon parcours dans cette école...
Je la savais, la fin de la pièce, depuis longtemps. J'ai simplement voulu oublier, voulu fermer les yeux sur cette partie de la pièce. Mais j'avais oublié que j'en étais plus l'actrice que la spectatrice. Et pas moyen de rembobiner ou de mettre sur pause, comme pour une vidéo. Alors il faut se dire que « l'important ce n'est pas que la pièce dure longtemps mais qu'elle soit bien jouée... » Pourtant je ne veux pas qu'elle se termine ici. The show must go on...
C'est tellement bien quand on connaît la suite du texte. On est perdu quand elle nous échappe, et quand on doit improviser...

Peut-être que le salut final approche... j'ai l'impression que le temps est passé trop vite, j'ai l'impression d'avoir joué cette pièce comme si je faisais une italienne...

Peut-être que ma pièce se prolongera un peu plus, que d'autres actes succèderont à celui-ci...

Peut-être que mon départ (s'il y en a un...) sera juste une entracte, une absence de courte durée, et que le spectacle reprendra après, comme s'il n'avait jamais été interrompu.

Mais cette pièce qui symbolise toute mon adolescence, tout mon parcours dans cette école, si elle est si belle et si j'ai tant aimé la jouer, c'est grâce à tous les comédiens qui avec moi y ont participé, c'est grâce à vous, mes petits princes (...et princesses !). Merci.

# Online seit Samstag, 15. Dezember, 2007 um 09:52

Geändert am Samstag, 15. Dezember, 2007 um 11:00

Parce que je ne suis peut être pas si bonne élève que ça...

Bulletin trimestriel... pour ceux qui comprendront et ceux qui ne comprendrons pas...

PHILO : A trop réfléchir on finit par se poser trop de questions... je m'y perds mais pourtant j' ai l'impression que je ne retrouverai mon chemin que quand j'y aurais répondu...

MATHS : 1- 2/3 ne serait pas égal à 1/3 mais à un coeur en mille morceaux, et pas besoin d'être en spé maths pour le savoir...

ALLEMAND : Panik auf dem Titanic, Erdbeben in meinem Herz, Marquise von "O ich Nichtswürdige", Milliardärin von dummen Traümen...

ANGLAIS : spit, spat, späti qui n'arrive pas à cracher ces mots parce que dans tous les cas ils lui sembleraient "badly pronounced"...

HISTOIRE-GEO : Ich mag lieber kalte Freundschaft als kalten Krieg, aber je größer die Kluft wird, desto schuldiger fühle ich mich...

SVT : Toujours à la recherche de deux cellules oeuf jumelles (qui auraient bien grandi quand même... !) pour remplacer entre autres un australopithèque...

PHYSIQUE-CHIMIE : Rupture de force du courant qui passait si bien... Ma résistance étant trop faible, je continue pourtant à m'embobiner dans un rêve trop idéal...

EPS : A bout de souffle... Me laisserait marcher dessus sans renvoyer la balle quand on m'attaque...

# Online seit Donnerstag, 20. Dezember, 2007 um 12:10